MarvinRed

15 juin 2009

TIMOTHEE ....

Copie_de_Maternite_010

Vendredi 12 juin Copie_de_Maternite_02312h50

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13 février 2009

BURKINA FASO & COMPAORE

http://www.amnistia.net/news/articles/compaore/compaore.htm

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12 février 2009

300 000 hectares de forêt détruits...

24janvier2009_Temp_te_117Quelques images de la tempête 2009 (janvier 29th)...

24janvier2009_Temp_te_191

24janvier2009_Temp_te_125

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09 février 2009

Life is hell and then you die

Disons que les choses ont sérieusement commencé avec le décès de Franck. Un esprit pythiesque aurait pu annoncer que la disparition de Miguel en Amazonie préfigurait l'enchaînement futur des événements.
Mais revenons-en à Franck.

On ne savait pas exactement ce qui avait tué Franck. Si c'était le tout-terrain qui l'avait percuté de côté sur cette route de Syldavie ou si c'était le camion qui arrivait en face. Le tout-terrain que Franck doublait avait poussé sa voiture au milieu de la route, du côté d'où venait le camion lourdement chargé. Le choc frontal avait été violent.
Franck se trouvait sur cette route pour terminer son travail, il rentrait à la capitale à vingt-deux heures après un rendez-vous avec un client.

Heureusement la société qui employait Franck avait souscrit une assurance spéciale, qui couvrait à hauteur de trois mille euros les frais de décès à l'étranger. En fait, après consultation du service du contrôle de gestion, Robert, le chef du service export où travaillait Franck, annonça à sa veuve que l'assurance avait revu le budget alloué à la baisse. En effet, les circonstances de l'accident montraient que Franck n'avait pas suivi les règles de conduite en vigueur en Syldavie. La question de savoir si quelqu'un pouvait réellement le démontrer était purement théorique. L'assurance n'allait pas envoyer à ses frais un agent en Syldavie, et la Syldavie étant un pays pauvre, ils n'avaient pas de représentant sur place. Ils sous-traitaient le rapatriement des blessés et des malades à une entreprise suisso-syldave. Au moment où Franck avait eu son accident mortel, elle avait jugé inutile d'envoyer qui que ce soit vérifier le procès-verbal établi par les officiers de police syldaves. La route était dangereuse et longue.
Aussi, après avoir annoncé à la veuve de Franck que l'assurance refusait de payer pour une conduite répréhensible, Robert déclara qu'il rapatrierait aux frais du service, bien entendu, le cercueil. Il ne lui proposa pas de se rendre en Syldavie. Il appela plutôt le service juridique.
Puis se ravisa. En général ils répondaient au bout de six mois – le service juridique avait été externalisé - aux demandes importantes, pour le reste ils ne répondaient pas. Leur client était captif puisque la dirigeante du cabinet de conseil juridique était la compagne du directeur du personnel de la société.
Finalement il demanda à sa secrétaire – qu'il appelait « assistante » - Martine de contacter l'ambassade de France en Syldavie et de procéder à la crémation du corps de façon à rapatrier une urne, ce qui coûterait certainement moins cher.
Martine était une femme volontaire et après un certain nombre d'appels infructueux car les horaires de l'ambassade étaient quelque peu imprévisibles, elle revint dans le bureau de Robert pour lui déclarer qu'il était impossible de décider à la place de la famille. Aussi Robert appela-t-il Bertrand, au service logistique, pour trouver une solution :
- Bertrand, écoute, j'ai un problème. On doit rapatrier le cercueil à nos frais.
- Ça fait combien de palettes ?
- Ben... c'est un cercueil, Bertrand.
- Mais... vous le mettez pas sur palette ?
- Non, je ne pense pas.
- Bon alors il me faut les dimensions du colis pour que je fasse faire des devis à nos transporteurs. Je te rappelle ensuite.
- J'en ai besoin rapidement.
- Pas de problèmes, on aura les devis fin de semaine prochaine.
- Mais nous sommes mardi ! Et c'est un cercueil !
- Bon bon (soupir)... je vais voir ce que je peux faire... C'est urgent ?
- On n' a pas un budget extensible.
- Mais tu veux faire du maritime ?
- Depuis la Syldavie ? Y'a pas de ports en Syldavie !
- Oui mais je peux charger sur un camion et livrer à Odessa. De là un bateau l'amènerait à Marseille ou à Rouen. Je préférerais Rouen parce qu'à Marseille y'a plus de risques de grèves et si c'est un cercueil...
- Ok, tiens-moi au courant.

A la réunion de service suivante, Robert prit le temps en préambule, de commenter le décès de Franck :
- C'est une perte tragique pour l'entreprise, nous pensons à sa famille. C'est terrible car son accident survient en pleine campagne de ventes, au moment où nous référençons nos produits chez nos clients. Evidemment, cela va se ressentir sur notre chiffre d'affaires. Bon, c'est triste, mais la vie continue, il nous faut à tous surmonter cette épreuve. La direction du personnel nous rappelle qu'il est très important de respecter les limitations de vitesse et d'utiliser les téléphones portables le moins possible en conduisant et toujours avec le kit mains libres.
-Mais on reçoit des coups de fil toutes les cinq minutes ! protesta Pierre. Que ce soit de toi, Robert, ou des clients, ou du service logistique ou de l'usine...
-Oui oui je sais. Mais vous gérerez ça au mieux, hein. Moi je vous transmets le message de la direction du personnel. Bien, maintenant on va passer au programme de la réunion...

Finalement Bertrand obtint trois devis compétitifs pour rapatrier le cercueil depuis la Syldavie. Robert choisit le moins cher, une livraison en groupage. Le cercueil partait dans un premier camion pour rejoindre une plateforme en Roumanie, avant d'être acheminé jusqu'à une plateforme logistique à Bratislava, puis jusqu'en France. Malheureusement au cours des transbordements certains papiers furent perdus et le cercueil resta bloqué par les douanes roumaines durant dix jours avant que des duplicatas parviennent de l'ambassade de France en Syldavie qui factura le service à l'assurance qui se retourna vers Martine qui demanda à Robert ce qu'il fallait faire. Robert soupira et décida de payer les frais de l'ambassade.
Le cercueil arriva finalement au siège de la société.
Le camion arrivait à moitié vide, le cercueil était endommagé par les diverses manutentions. Le bois de piètre qualité était percé, rayé, décoloré, prématurément usé. Quant à l'état sanitaire de l'ensemble, il dépassait de loin ce qu'on pouvait supporter. Bertrand appela Robert, catastrophé :
- L'odeur est abominable ! On l'a mis dans une salle de stockage avec de la mort aux rats tout autour mais il va falloir le livrer rapidement !
- J'amènerai mon espace, il y a la place derrière et je le sécuriserai avec des tendeurs.
- Heureusement qu'on a fait la douane en Roumanie pendant qu'il était encore en bon état. Je ne sais pas ce que font les pompes funèbres syldaves mais ça laisse beaucoup à désirer.
- Ah ben la Syldavie... déclara Robert d'un ton condescendant.
- Tu vois avec les gars à l'usine pour le charger rapidement ?
- Oui oui, je suis là d'ici une heure.
- Ah ! très bien ! Bonne journée !
Et c'est ainsi que Franck effectua sa dernière visite au siège de Euroblow Haircare, dans sa cage en bois toute abîmée. Robert le livra – selon ses termes - à sa veuve qui n'espérait plus pouvoir organiser de veillée funèbre décente.

Euroblow Haircare est la filiale du groupe Euroblow, spécialisé dans des branches d'activité hétéroclites où les actionnaires du groupe ont décidé d'investir. Euroblow Haircare est, selon la plaquette de présentation de l'entreprise, l'un des spécialistes européens du sèche-cheveux. Le groupe, lui, compte une usine de conditionnement de sardines en boîte, de règles en plastique pour écoliers et de semelles souples en caoutchouc pour chaussures de jardin. En rassemblant toutes ces activités, le groupe constitue une entreprise de taille moyenne, de deux mille employés à travers l'Europe, et se targue d'avoir à la fois stabilité et puissance financière. Le directeur général de Euroblow Haircare, Philippe Duger, est à la tête de l'entreprise depuis une dizaine d'années, bénéficiant de la confiance du conseil d'administration du groupe Euroblow. Robert est l'un de ses plus fidèles lieutenants.

Ainsi que Robert l'avait mentionné avec tact et sensibilité, Franck était mort en plaçant l'entreprise dans l'embarras. Philippe Duger, qui avait reçu des ordres stricts pour obtenir une croissance du chiffre d'affaires et du résultat net, avait fixé des objectifs ambitieux à toutes les forces de vente, y compris au service export dirigé par Robert.
-Dans la situation concurrentielle extrême où nous nous trouvons, les fondamentaux sont bons en termes de recherche et développement, l'usine a optimisé son outil de production et ses ratios de rentabilité, il nous faut donc chercher la croissance en valorisant mieux nos produits. En clair – à l'attention de ceux qui écoutaient distraitement- : il faut augmenter les prix. Le pétrole a rebondit, tout augmente, c'est le moment ou jamais ! Frappons fort. Cela fait trop longtemps que les prix des sèche-cheveux baissent ! Il est temps que les gens se rappellent qu'il y a un savoir faire et une réelle innovation derrière nos produits. Il en va de notre survie.
Robert avait répercuté le discours au sein de son service et exigeait de chacun qu'il obtienne une augmentation de soixante pour cent des prix de vente aux clients de la distribution : Carefools, Leflair market, Niederprice, Rétro... ainsi qu'aux importateurs locaux des produits lointains comme la Syldavie.
La chose était ardûe, car entre le moment où les actionnaires avaient fixé à Philippe ses objectifs et le moment où la stratégie de vente avait été définie, une crise financière secouait un certain nombre de pays. Les devises flanchaient, beaucoup de sociétés manquaient de liquidités ou se déclaraient en faillite. Mais Robert était inflexible : il fallait maintenir coûte que coûte l'augmentation des prix pour améliorer la marge commerciale.
Franck avait suivi les ordres à la lettre, si bien qu'il devait visiter chaque point de vente de Syldavie pour convaincre les commerçants de ne pas retirer les modèles d'Euroblow Haircare de leurs rayons. Il sentait que s'il échouait, Robert le licencierait. Les primes commerciales s'amenuisaient d'année en année car les objectifs étaient toujours plus ambitieux. Pour finir, Franck avait trépassé vers un monde meilleur.

Dans l'intimité du bureau feutré de Philippe, Robert était légèrement tendu.
-Bon la Syldavie c'est pas stratégique en soi pour l'instant mais Franck couvrait six autres pays. Le chiffre d'affaires de mon service va être durement impacté, même s'il n'était pas le meilleur des vendeurs.
-Il faut recruter quelqu'un d'autre. J'ai lu dans le rapport de la chambre de commerce que la Syldavie est un pays avec un potentiel intéressant. On peut investir pour rien, les salaires ne coûtent pas cher, on pourrait y implanter une usine de sèche-cheveux ou trouver des sous-traitants.
-C'est un investissement important malgré tout !
-Oui mais on doit chercher de la croissance et on pourra livrer les pays avoisinants. Les normes de pollution sont plus souples qu'ici. On a tout à y gagner. Passons une annonce pour remplacer... comment il s'appelait ?
-Franck.
-Pour remplacer Franck, on demander à cette personne de réfléchir à une implantation.
-Franck était basé ici, en France.
-Pas de problème, notre nouveau commercial travaillera d'ici. Nos clients syldaves...
-En fait on n'en a qu'un. Suvchuli Co. Il importe et distribue nos produits avec une exclusivité sur notre marque CoolOeuvre.
-Il pourrait nous aider pour l'implantation ? Il a déjà une force de vente, on pourrait faire une joint venture.
- Pourquoi pas.
-Etudie la question s'il te plaît. Et lance le recrutement. Je vais voir avec la direction du personnel pour le budget.
-D'accord Philippe.

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11 décembre 2008

BD-1

Jeudi - retour au bureau après 3 jours d'absence...

Youpi- c'est la joie comme d'hab dans l'ascenseur, tout le monde regarde vers l'extérieur de la boîte métallique en se projetant - sans doute - dans un univers parallèle où les autres n'existent pas. Toute manifestation de joie potentielle - fredonnement, sourire - sera sévèrement ignorée. Le design -gris - de tous les éléments de l'appareil servent à ça.

- Bonjour !

- bonjour...

- b'jour...

- 'jour...

- rrrrr....

P1

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BD-2

"- Tut tutut -  Merci d'avoir choisi BIMBO VISTA !"

P2

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bd -3

VOTRE MESSAGERIE A ATTEINT SA CAPACITE MAXIMALE !!!

P3

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07 mai 2008

Ravalement

Un petit ménage de printemps s'imposait - suppression de photos, de posts, etc-.

Et un ravalement de façade avec moins de couleurs complémentaires pour moins agresser le regard du passant... unique ;)

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13 février 2008

SCULPTURE2

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